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Le Taekwondo Club Kim Seung Yong Esch/Alzette est membre de la "Luxembourg Taekwondo Association" LTA
Histoire
Historique Origines Comme beaucoup d'arts martiaux, le taekwondo s'appuie sur une tradition très ancienne, et existait bien avant le Moyen Âge en Corée, à travers de nombreuses écoles, sous le nom de Subak (??), Subakhi, Subyok, Taekkyeon (??), Bikaksul, Subyokta et Kweonbeop (??). Le passé du taekwondo est décelable à travers l’histoire orale et les objets issus de l’époque des trois premiers royaumes de Corée (Koguryeo (???), Paekje (??) et Silla (??)) ; ainsi, la découverte en 1935 par des archéologues japonais de deux tombes royales (sur les plafonds desquels sont représentés des techniques et des positions de combat) atteste sans doute l’existence d’arts martiaux originels dans le royaume de Koguryeo, d’autres trouvailles archéologiques allant dans le même sens. Le passé historique du taekwondo est principalement retracé par les peintures murales des tombes royales de l'époque Koguryeo (royaume fondé en 37 av. J.-C. par Kojumong (???), plus connu sous le nom de roi Dong Myeong Sung, et qui perdura jusqu’en 668). Les fresques de Muyang Chong et de Don Su-myo représentent des scènes d’entraînement, et celles de Samsil Chong montrent un homme dans une pose basique d’art martial. La datation historique de ces fresques oscille entre l’an 3 et l’an 427 de notre ère. Une tribu qui avait fui de Koguryeo, Paekje, s’installa aux abords du bassin de la rivière Han (?). Le chef, Onjo-wang (???), unifia toutes les tribus existantes et forma l’ancien royaume de Paekje en 18 av. J.-C. Comme dans les autres royaumes, les arts martiaux jouaient un rôle significatif dans la défense du pays. Ainsi naquit le susa (comparable au Hwarangdo de Silla). À cette époque, un autre prédécesseur du taekwondo, le subyokta, était pratiqué dans les villages du royaume sous la forme d'événement populaire, le gagnant des compétitions pouvant parfois devenir chef de village ou militaire. Ce fut néanmoins dans le plus petit des trois royaumes, Silla, que fleurirent les arts martiaux qui lui permirent de lutter avec plus ou moins de succès autant contre les attaques des royaumes voisins que contre celle des îles japonaises. Le royaume de Silla fut fondé par Park Hyuk Kusae en 37 av. J.-C. et perdura jusqu’en 935 de notre ère. Bien qu’en plus d’être le plus petit des trois royaumes, Silla fut une société dite "primitive", celui-ci influença directement la naissance du taekwondo. Au départ désorganisé, ce royaume devint sous l’impulsion de son fondateur le plus puissant des trois royaumes, notamment grâce au développement d’une armée unie et disciplinée (dont les valeurs ne sont pas sans rappeler celles des chevaliers des chansons de geste du Moyen Âge en Occident). Le Hwarangdo (???) crée par le 24e roi de Silla était d'abord une organisation militaire d’élite constituée par des soldats ayant fait leurs preuves durant la bataille. Ces jeunes recrues, appelés Hwarang (??) (jeunes nobles, « chevalier à la fleur »), pratiquaient une nouvelle forme d’art martial codifié, parallèlement aux autres matières institutionnelles. Leur influence ne fut probablement pas sans conséquence sur l'histoire militaire du royaume qui put tant maintenir ses ennemis à l'écart qu'unifier la Corée en 688 av. J.-C. Notons qu'à cette époque, les arts martiaux traditionnels coréens prirent une ampleur particulière dans les institutions. En 935, alors que tombe le royaume de Silla, se met en place la dynastie Koryeo (??), fondée en 918 par Wang Keon (??). Dans les mémoires de Koryeo, un art martial proche du taekwondo fut d’abord appelé subakhi. Populaire auprès du peuple de Koryeo, il est probable que, de même qu'auparavant dans les autres royaumes, les rois aimaient assister aux compétitions de subakhi et récompenser les gagnants. Il est de notoriété que l’université nationale de Koryeo et la plus grande institution éducative sur la pensée confucéenne de l’époque, « Kukjakam », enseignaient systématiquement le subakhi jusqu'au plus haut niveau. En outre, la dynastie connut un essor commercial qui permit les échanges culturels, dont le subakhi. Inversement, le royaume subit les influences d'arts martiaux étrangers. De la création à la scission Le taekwondo est officiellement né le 11 avril 1955, après un long travail de développement et d'unification des différentes écoles d'arts martiaux coréennes. C'est donc à la fois le fruit d'une longue tradition martiale et le fruit du travail d'un homme, le général Choi Hong-hi (? ? ?), qui présida la réunion de 1955. Ce dernier commence en effet sa pratique du taekyon, un très ancien art martial coréen basé sur des techniques de jambes très complètes pendant sa jeunesse. Nous sommes dans l'entre deux guerres, et la Corée est encore sous la domination japonaise. Lorsque le jeune Choi part faire ses études au Japon, il rentre en contact avec le karaté de maître Funakoshi, sous la direction duquel il commence à pratiquer. De retour en Corée, il poursuit son travail sur le développement d'un nouvel art martial, combinaison du karaté et d'anciens arts martiaux coréens. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate, et il est enrôlé de force dans l'armée japonaise. À la libération, son travail sur l'art martial continue. Mais la Corée est de nouveau plongée dans la tourmente du conflit idéologique entre Nord et Sud. Choi Hong Hi s'engage dans le toute jeune armée Sud-coréenne, qu'il contribue à fonder (il fait partie des "Pères fondateurs de l'armée coréenne"). Il commence alors à enseigner son art à ses troupes. Son but est de donner à une Corée meurtrie par l'occupation japonaise et la guerre un art martial national, mais aussi de fonder sur la base des derniers progrès scientifiques une pratique d'autodéfense rationnelle. C'est cet aspect scientifique qui donne sa spécificité première au taekwondo, puisque chaque mouvement est étudié en fonction des principes scientifiques dans le but d'obtenir le maximum de puissance. Après la création officielle du taekwondo, le 11 avril 1955, des équipes de démonstration furent constituées. Composées des meilleurs représentants de cet art martial nouveau, elles avaient pour objet d’effectuer des tournées dans le monde entier afin de faire connaître le taekwondo. En mars 1959, une première tournée fit découvrir à Taïwan et au Sud Viêt Nam ce nouvel art martial. En 1961-62, le taekwondo était pratiqué par les militaires coréens autant que par la population civile de ce pays, mais aussi par les forces armées américaines stationnées en Corée. Ces mêmes années, le taekwondo fut introduit à l’académie militaire de West Point (USA), l’une des plus fameuses du monde. Nommé ambassadeur en Malaisie, le général Choi introduisit le taekwondo dans ce pays, après avoir effectué une démonstration dans un stade à la demande du premier ministre Malais. En 1963, l’Association malaise de taekwondo fut créée. En juin de la même année, une démonstration eut lieu dans le bâtiment des Nations unies, à New York, et le taekwondo fut choisi pour l’entraînement des militaires du Sud Viêt Nam. Toujours en 1963, les associations nationales de Singapour et de Brunei furent créées. En 1965, le général Choi prit sa retraite avec le grade de Général deux étoiles, et fut chargé par le gouvernement de Corée du Sud de diriger une tournée en Allemagne de l’Ouest, Italie, Turquie, Émirats arabes unis, Malaisie et Singapour. Les noms des membres de l’équipe de démonstration d’alors sont depuis rentrés dans la légende : Han Cha Kyo (VIe dan à l’époque), Kim Jun Kun (Ve dan), Kwon Jai Hwa (Ve dan) et Park Jong Soo (Ve dan). Il est inutile de souligner que le taekwondo européen ne serait rien sans ces hommes qui ont voué leur vie tout entière à cet art martial. Le taekwondo fut alors reconnu comme l’art martial national de la Corée. Ce fut l’occasion de faire connaître le taekwondo dans ces pays, ainsi que d’établir les associations nationales qui, le 22 mars 1966 se réunirent pour former la Fédération internationale de taekwondo, l’ITF. Les pays fondateurs de l’ITF sont donc la Corée, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats arabes unis. Le siège de l’ITF est alors à Séoul. En 1968, le Général Choi visita la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire. Les représentants de 32 pays furent les témoins d’une démonstration historique. La même année, la Grande-Bretagne forma une association nationale de taekwondo, et le général se rendit en Espagne, au Canada, aux Pays-Bas, en Belgique et en Inde. En 1969, le général effectua une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs des ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie (©1972). L’année 1970 fut à l’image de 1969. Le général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le taekwondo et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci. 1973, une année charnière En 1972, le Général Choi introduisit le taekwondo en Bolivie, République dominicaine, Haïti et Guatemala. Mais confronté à une situation politique particulièrement difficile dans son pays, il fut contraint à l’exil : en effet, le gouvernement sud-coréen avait désapprouvé une initiative du général Choi de faire une démonstration de taekwondo en Corée du Nord, où il s'était rendu en 1966 (source : [1]). Le développement du taekwondo en Corée du Nord est dû notamment à Yoon Byung-in. Afin de ne pas perdre le taekwondo, et avec l’accord des pays membres de l’ITF, le général Choi déplaça le siège de l’ITF à Toronto, au Canada, d’où il espérait pouvoir diffuser plus aisément le taekwondo dans les pays de l’Est. Le gouvernement de Corée du Sud, qui ne voulait pas, lui non plus, perdre le taekwondo, qui était devenu un extraordinaire outil de propagande pour le pays, créa la WTF (World Taekwondo Federation (Fédération Mondiale de Taekwondo) en 1973. Après un remaniement total des techniques, ce nouvel art martial, totalement différent du taekwondo créé par le général Choi, commença à se répandre dans de nombreux pays. Bénéficiant de l’appui du gouvernement, cet art martial put se développer très rapidement, surtout dans les pays de l’Ouest. Dès lors, les deux taekwondos cohabitent plus ou moins pacifiquement. Le maintien d'un seul nom pour désigner ces deux disciplines est à la base de nombreuses confusions, ces deux arts martiaux étant très différents dans les faits. Si le taekwondo du général Choi a poursuivi son évolution scientifique, celui de la WTF a pris une tout autre direction, celle de l'olympisme. C’est ainsi qu’il fut reconnu sport olympique il y a quelques années. Précisons ici que cet art martial est encore fortement majoritaire en France, où l’ITF ne se développe de nouveau que depuis une dizaine d’années. La WTF (World Taekwondo Federation) : le Taekwondo et l'olympisme Le Taekwondo WTF: Historique Le taekwondo WTF est né de la KTA, dès le départ en Malaisie du général Choi (1961), le président Park Chung Hee (???) décida d'ordonner une réunification des différentes écoles. En effet, hormis les militaires du Chundokwan et Ohdokwan, peu faisaient le taekwondo tel qu'enseigné par le général Choi, de nombreux maîtres, non satisfaits du nom « taekwondo » continuèrent à enseigner sous les noms « Gongsoodo », « Dangsoodo » et « Soobahkdo ». Hwang Kee (??), le principal rival de la KTA, avait créé sa propre fédération : Korea Dangsoodo association, qui changera plus tard en Korea Soobahkdo Association. Le 16 septembre 1961, un nouvelle réunion a lieu, et les différents représentants tombent d'accord sur le terme « taesoodo » qui combine taekwondo, gongsoodo, soobahkdo et dangsoodo. À son retour de Malaisie, le général Choi demanda un vote pour rechanger le nom taesoodo en taekwondo le 5 août 1965. Les conditions de ce vote sont restées douteuses, car le nom taekwondo, qui ne contentait que l'Ohdokwan et le Chungdokwan, ne fut choisi qu'avec une voix d'écart. Les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre les membres de la KTA et le général Choi, car celui-ci ne reconnaissait militairement que les ceintures noires de son école et de l'école Chungdokwan, ce qui était pris comme un affront par les autres maîtres. De plus, il continuait à évoluer dans son programme, sans tenir compte des autres maîtres. La KTA commença à fonder un programme technique commun et nomma un comité de création de formes, ce comité était composé de : KWAK Kun Sik (Chung Do Kwan) LEE Yong Sup (Song Moo Kwan) PARK Hae Man (Chung Do Kwan) HYUN Jong Myung (Oh Do Kwan) KIM Soon Bae (Chang Moo Kwan) Ils créèrent les poumsé (??) Palgwae et Yudanja poumsé (Koryeo (??) à Ilyeo (??)), mais ces poumsé furent créés sans la participation de deux Kwan originaux, Ji Do Kwan et Moo Duk Kwan, fusionnés au sein de la Korea Soo Bahk Do association. Quelques années plus tard, sous l'impulsion de Chong Hong Soo et Im Young Taek (Moo Duk Kwan) et Lee Chong Woo (Ji Do Kwan) une partie de ces Kwan rejoignit la KTA, et l'on décida de refaire les poumsé avec leurs avis, les nouveaux membres du comité de poumsé étaient : LEE Chong Woo (Jidokwan) BAE Young Ki (Jidokwan) HAN Yong Tae (Moo Duk Kwan) Avec eux, de nouveaux poumsé furent créés : les taegeuk (??). En 1971, le gouvernement décida de construire le Kukkiwon (???), centre mondial pour la KTA, en 1973, la WTF fut officiellement créée, à l'occasion des premiers championnats du monde. Le taekwondo WTF : Techniques Article détaillé : Terminologie du taekwondo WTF. Le taekwondo est surtout célèbre pour ses techniques de pied spectaculaires. Principales techniques de pied (Chagi (??)) NOM MOUVEMENT SURFACE DE FRAPPE Ap chagi (???) direct (avant) bol du pied, dos du pied (nangsim tchagui) Yeop chagi (???) latéral talon ou tranchant du pied Dollyeo chagi (????) circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied Bandal chagi (????) semi-circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied Dwi chagi (???) direct (arrière) talon Nelyeo chagi (????) de haut en bas (marteau) talon ou plat du pied (jambe tendue) Momdollyeo chagi (?????) circulaire 360° (arrière) talon ou plat du pied (jambe tendue) Dwidora bandal chagi semi-circulaire 180° dessus du pied Contrairement à de nombreuses idées reçues, en particulier à cause des règles de compétition, qui n'autorisent les coups qu'au dessus de la ceinture, les différents coups de pied peuvent être exécutés à tous les niveaux : bas (jambes ou éventuellement organes génitaux), moyen (plexus solaire ou côtes flotantes), ou haut (visage ou gorge). Techniques de main Quasiment pas utilisées en compétition, elles portent des noms plus techniques, composées : d'un nom de position de main : Jumeok (??) (le poing de face), Deungjumeok (???) (le revers du poing), Mejumeok (???) (le marteau du poing), Sonnal (??) (le tranchant de la main), Batangson (???) (la paume), Pyeonsonkkeut (???) (la pointe des doigts tendus et serrés), Kawisonkkeut (????) (le bout de 2 doigts tendus et écartés), Palkup (??) (le coude), Palmok (??) (l'avant-bras)… d'un nom de mouvement : Yeop (?) (coup latéral), Naeryeo (??) (de haut en bas, coup du marteau), Pande (avec la main du même côté que la jambe avant), Paro (avec la main du même côté que la jambe arrière)… d'un nom de hauteur : Aré (??) (niveau bas), Momtong (??) (niveau moyen), Eolgul (??) (niveau haut)… d'un nom de technique : Chigi, Jireugi, Chilleugi, (attaque) ou Maki (blocage). En plus des techniques traditionnelles, il y a aussi : de la casse (Kyokpa) de la self-défense (Ho-Shin-Soul) Les formes (Poumsé) Les poumsé en WTF sont les équivalents des Tul ITF. Ils sont, à la différence de leurs homologues, non pas des dictionnaires techniques, mais des références techniques. Les poumsé comportent très peu de techniques par rapport à toutes celles contenues en taekwondo, car le poumsé est un noyau de travail, il contient des principes techniques. La première critique est qu'il existe très peu de coups de pied dans ces formes WTF, ap chagi, yop chagi, dollyeo chagi, pyojok chagi, ttwio chagi (????) et dubal dangseong chagi (??????). Ceci s'explique quand on sait que les formes restent un noyau, les coups de pieds s'y trouvant sont les trois coups de pieds de base (ap, yop, dollyo) desquels dérivent tous les autres, ainsi que l'introduction des techniques sautées (ttwio) sautées en enchaînement (dubal dangseong) et sur cible (pyojok). Chaque poumsé amène avec lui son lot de principes techniques, ainsi, dans le Taegeuk 5 jang (??5?), les nouvelles techniques sont : Wilo paegi, me jumeok Naeryeo chigi, palkup dollyeo chigi, palkup piojok chigi, bapchagi et duitkkoa seogi. Par contre, les nouveaux principes techniques sont : Les dégagements : wilo paegi, mitulo paegi, sonmok paegi, meongye paegi. Les techniques du marteau de la main : maejumeok naelyo chigi, maejumeok bakkat chigi. Les techniques du coude : Palkup dollyo chigi, palkup ollyo chigi, palkup naelyo chigi. Les techniques sur cible : Palkup pyojok chigi et ses applications en saisie. L'écrasement du pied : bapchagi, et ses applications en Hoshinsul. Les positions croisées : apkkoa seogi et duikkoa seogi, et leurs applications en combat. Ce qui augmente considérablement le nombre de techniques acquises avec un nouveau poomsae Au-delà de cet aspect dans le nombre de technique, le poumsé contient de nombreux « pièges » où le pratiquant débutant tombera, et qui ont pour but de travailler sa proprioception et sa psychomotricité. Le troisième aspect du poumsé, sûrement le plus important, est les valeurs qui doivent êtres transmises avec chaque nouvelle forme, le 1 jang est symbolisé par le ciel, signe du débutant, le 2 jang est symbolisé par le lac, qui apprend le calme, le 3 jang est symbolisé par le feu, qui apprend l'amitié, le 4 jang est symbolisé par le tonnerre, qui apprend le courage… WTF: Grades, degrés et ceintures En taekwondo, le développement personnel, la ténacité, la volonté et la technique sont gradés tout comme les capacités individuelles. L’échelle de promotion est divisée en dix-neuf rangs – dix grades (Keup) et neuf degrés (Dan). Le débutant commence avec le 10e grade et termine avec le 1er grade. Les degrés commencent par le 1er degré (Dan) et finissent avec l’ultime 9e degré. Toutefois, il est possible d'obtenir un 10e dan en taekwondo. Cependant, celui-ci est décerné à titre posthume. D'une école à l'autre, la correspondance entre grades et ceintures peut varier fortement. Aussi, on peut trouver une progression en plus de dix grades pour les enfants, incluant les ceintures orange et violette. Voici un exemple de progression pour un adulte : 10e grade : ceinture blanche 9e grade : ceinture blanche avec une barrette jaune (dépendemment de l'âge):ceinture blanche avec deux barrettes jaunes 8e grade: ceinture jaune 7e grade : ceinture jaune avec une barrette vert (dépendemment de l'âge):ceinture jaune avec deux barrettes vertes 6e grade : ceinture verte 5e grade :ceinture verte avec une barrette bleue (dépendemment de l'âge):ceinture verte avec deux barrettes bleues 4e grade : ceinture bleue 3e grade : ceinture bleue avec une barrette rouge (dépendemment de l'âge): ceinture bleue avec deux barrettes rouges 2e grade : ceinture rouge, Sim Bae Nim 1er grade : ceinture rouge avec une barrette noire, Sim Bae Nim (dépendemment de l'âge): ceinture rouge avec deux barrettes noires, Sim Bae Nim 1er Dan : ceinture noire avec une barrette or, ou simplement noire sans barrette, Yu Dang Sa Nim (pour les moins de 16 ans au Canada et en France) : ceinture moitié rouge et moitié noire, Poom 2e Dan : ceinture noire avec deux barrettes or, Cho Sa Nim 3e Dan : ceinture noire avec trois barrettes or, Kyo Sa Nim 4e Dan : statut de maître, Sah Buh Nim 7e Dan : statut de Grand Maître, Kwan Jang Nim Pour passer de 1re dan à 2e dan, l'attente minimal est de deux ans. Pour passer de 2e dan à 3e dan, il faut attendre 3 ans, etc. Donc, sans compter les ceintures de couleur, pour passer de 1ère dan à 7e dan, 27 ans au minimum sont nécessaires. La compétition en WTF Protections En combat, lors des compétitions, les coups étant portés, le port des protections suivantes est obligatoire : casque et protége-dents (catégories juniors et séniors) casque a bulle ou grille ( catégories benjamins, minimes, et vétérans), plastron, protèges avant-bras, protèges-tibias, coquille génitale (pour les hommes et femmes) et derniérement les mitaines, (informations supplémentaires sur le site officiel de la WTF). Coups autorisés Tous les coups doivent être portés debout et au-dessus de la ceinture. Les coups de pieds sont autorisés au niveau de la tête (2 points, 3 en cas de compte) et du plastron (1 point, sauf dans le dos). Le coup le plus utilisé en compétition est bandal chagi (coup de pied semi-circulaire niveau moyen). Les coups de poing n'étant autorisés qu'au niveau du plastron, leur efficacité s'en trouve forcément amoindrie, et sont donc peu utilisés. Cependant, un coup de poing bien placé peut se montrer efficace pour déséquilibrer l'adversaire (ce qui peut rapporter à son auteur 1 point). Comptage des points Une touche d'une technique de pied sur la tête (casque) = 2 points. Une touche d'une technique de pied au niveau du plastron (zone de marquage des points) = 1 point. Une touche d'une technique de main au niveau du plastron, avec suffisamment d'impact pour désiquilibrer l'adversaire = 1 point. Compte de 8 à la suite d'une technique autorisée, dans une zone autorisée et ayant provoqué un « standing down » (étourdissement) = 1 point suppléméntaire en plus de celui ou ceux accordés par le coup (donc 3 points pour un coup de pied à la tête et 2 points pour un coup de pied ou poing au plastron ayant entraîné un « standing down »). Arbitrage Ceci n'est qu'un résumé de l'arbitrage, il regroupe juste les règles de base à savoir pour comprendre et apprécier un combat lors d'une compétition. L'aire de combat est une surface de 100 m (carré de 10m×10m). Sur l'aire se trouvent uniquement les deux compétiteurs et l'arbitre central. À chaque angle de l'aire se trouve un juge (ce sont eux qui valident les points), et face au public se trouve la table d'arbitrage avec la « scoring machine » (appareil affichant le round, le temps restant, le score et les sanctions) et le ou les superviseur(s). Un point est un coup porté dans un zone autorisé avec une partie du corps autorisé, avec force, précision et impact. Un point ne peut être validé que s'il n'est ni précédé ni suivi d'une faute. Pour marquer un point il faut qu'au moins trois des quatre juges le valident dans un intervalle de deux secondes. L'arbitre central est là pour gérer le combat, c'est-à-dire le temps des rounds, les fautes, les sanctions, et préserver la santé des combattants en prévenant le medecin lors d'un knockout ou d'une blessure. Les fautes les plus courantes sont pousser son adversaire, retenir son adversaire, tomber volontairement, fuir le combat, refuser le combat, taper sous la ceinture, parler, sortir de l'aire de combat. Toutes ces fautes entraînent le retrait d'un demi point (avertissement). Les sanctions sont plus rares mais surviennent néanmoins. Elles comprennent notamment: le coup de poing au visage avec blessure ou intention de blesser, un coup sous la ceinture entraînant une blessure ou avec intention de blesser son adersaire, insulter. Toutes ces fautes entraînent comme conséquence le retrait d'un point. Pour gagner un compétiteur doit être le premier à marquer 12 points (avec retrait de points du aux fautes), ou avoir 7 points d'écart avec son adversaire (avec retrait de points dû aux fautes). Un compétiteur perd automatiquement le combat s'il arrive à un total de -4 points (huit avertissements ou quatre sanctions ou par exemple deux sanctions et quatre avertissement). Si aucun combattant n'est déclaré vainqueur avant l'issue du troisième round, on fait alors le total des points, avec retrait due aux fautes, des deux combattants, et celui ayant le plus de points gagne le combat. En cas d'égalité, un quatrième round a lieu avec la régle du point en or ; le premier des combattants à marquer un point gagne, le premier arrivé a -1 point perd. Si aucun des combattants ne marque de points ou n'arrive a -1, c'est la décision des quatre juges et de l'arbitre central qui désignent le vainqueur, il n'y a donc aucune possibilité d'avoir un match
L'histoire du Taekwondo